Situation
Commune, canton d'Angers nord et arrondissement. d'Angers (10 km).
A 10km d’Angers, entre le CD963 (Angers - Rennes)
et le CD56
(Angers – La Pouëze),
traversé du nord au sud par le CD105
(La Meignanne
– St-Geoges-sur-Loire)
La commune est situé entre La Meignanne (4 km) au
Nord,
Beaucouzé (4 km) à l'Est,
St-Jean-de-Linières (3 km)
et
St-Léger-des-Bois (3,5 km) au Sud,
Bécon-les-Granits (7 km) à l'Ouest,
St-Clément-de-la-Place
(8 km) au N.-O.
Ecclesia de nomine Sancti Lamberti, quae canonicorm
Sancti Maurilli videtur esse, 1050-1075. Presbyter Sancti Lamberti, 1093 (H St-Florent,
Chantocé). Persona Sancti Lamberti, 1211 Ecclesia beati Lamberti de Poteria, 1212 Dominus Sancti Lamberti de la Potherie, 1230
(Ronceray, ch. or.). Sanctus Lambertus de Poteriis. 1576 (G 1103). St-Lambert-de-la-Potherie, 1419 (D 8) et
XVIème-XVIIIème et jusqu'en 1830. La Potherie, 1793. St-Lambert-la-Poterie (XIXème
siècle).
L’origine du nom «
Potherie »
Elle pourrait venir du latin « poterhia » qui
signifie : « là où il y a de
l’eau ».
L'antique forêt des Echats aujourd'hui presque disparue,
couvrait
toute la contrée, mais parait avoir
été de bonne
heure défrichée de ce côté.
L'église
de St-Lambert est une des premières qu'on y trouve
constituées, sur le bord mêmes des cultures
nouvelles,
dès le milieu du XIème siècle. Elle
appartenait au
Chapitre de St-Maimbeuf par le don des comtes et des rois, et lui fut
confirmée vers 1154 par le pape Adrien IV.
L'évêque
Guillaume de Beaumont reconnut les droits des chanoines en 1212,
à charge par eux de réserver sur les revenus 100
sols de
rente pour la fabrique et autant pour le fêtage des chanoines
qui
venaient célébrer le service aux grandes
fêtes. Les
deux tiers des dîmes appartenaient d'ailleurs aux chanoines
qui
abandonnaient à leur vicaire perpétuel ou
curé
l'autre tiers et le revenu des novales.
La Féodalité
Le Chapitre de St-Maurille d'Angers était primitivement
seigneur
spirituel et temporel de la paroisse et avait
érigé
dès le XIVème s. des fourches patibulaires "en
signe de
justice à sang". Pourtant le domaine terrier semble
n’avoir été qu'un
démembrement de la
seigneurie de Bellenoue et en dépend encore au
XIIIème s.
Tandis que les chanoines rendaient aveu à Candé,
la terre
et seigneurie de St-Lambert-de-la-P., titrée de
châtellenie, relevait de Neuville et avait pour manoir dans
le
bourg même un logis, nommé le Temple, qui existe
toujours.
Passé en mains laïques, elle appartenait
à
"vénérable et scientifique messire
René Vallin,
docteur ès droits, chanoine pénitencier et
official
d'Angers, régent en l'Université, seigneur
temporel de la
châtellenie, terre et seigneurie de
St-Lambert-de-la-Potherie" ;
il fait construire en 1538 un moulin à eau à la
chute de
l'étang, au lieu de la Ferrauderie, de nos jours la
Farauderie
En 1563, note Célestin Port, le Chapitre, par acte
du 23
septembre de cette année céda tous ses droits
à
René le Poitevin puis en fit rescousse un mois plus tard, le
21
octobre. Il les affirma par suite et les fit reconnaître par
justice à l'encontre de Simon de
Chîvré, mari de
Jacquine de Vaugiraud, qui avait installé un banc
seigneurial
dans le chœur (1586). Pourtant en 1575 n.h. René
Le
Poictevin prend la qualité de "seigneur de la
châtellenie
de St-Lamber-de-la-Potherie, y demeurant"; sa veuve,
remariée
à André Marchant, seigneur de la
Chaussée, teste
en 1583 (s.-série I B). Le manoir fut acquis en 1595 par
n.h.
Claude Saguier, qui en prit possession le 6 janvier suivant. N.h. Elie
de Fay est, en 1599, "seigneur de la châtellenie de
St-Lambert-de-la-Potherie" et vend le 1er juillet 1608 "la
châtellenie, terre, fief et seigneurie" à Claude
Lainer,
sieur des Estres, de qui elle passe à Jacques Lainer,
conseiller
trésorier de France et général des
finances
à Tours puis, 1631, nommé
lieutenant-général en la
sénéchaussée siège
présidial
d'Angers (s.-série I B), maire d'Angers en 1639. Madeleine
Lainer, fille du précédent, épouse
Marin Boylesve
de la Morousière", maître d'hôtel
ordinaire du Roi,
il meurt en 1678. Leur descendance conserve la seigneurie de St-Lambert
jusqu'à la Révolution et acquit en 1704 le
château
de la Coltrie*. Jacques-Honoré Boylesve, sieur de la
Morousière, acheta moyennant 1000 livres et par une
transaction,
le droit de seigneurie que lui contestaient encore les chanoines de
St-Maurille.
La période de la
révolution
A la fin de l'Ancien Régime, la paroisse
dépendait de
l'Archidiaconé d'Outre Maine et du Doyenné de
Candé, de l'Election et des Aides d'Angers, du District en
1788
de St-Georges, en 1790 d'Angers.
L'enquête de la Commission Intermédiaire
note que, "la
paroisse étant située entre des bois et des fonds
aquatiques, nourrit peu de moutons. Il y a beaucoup de pauvres,
étant un mauvais fond, et sans ressource de commerce. La
paroisse est imposée à 15 minots. La gabelle y
fait de
grands ravages".
La carte générale de l'Election ajoute:
"Mauvais fond.
1/2 à seigle. Peu de froment, de lin et d'avoine. Ni orge,
ni
chanvres, ni blé noir, ni pommier, ni châtaignier.
112 en
bois taillis et landes. Ne font commerce que de fagots qu'ils vendent
à Angers".
Le dernier seigneur fut Marin de Boylesve, seigneur de la
Morousière, la Plissonière, La Tessoualie,
St-Lambert-la-Potherie, Puy-Guyon, la Colleterie, St-Hilaire, et
Beauchesne (v. A H., 1900, p. 458 et t. I, p. 493)
député
en 1787 à l'Assemblée Provinciale et
délégué par l'ordre de la Noblesse
à la
Commission intermédiaire.
L'assemblée électorale pour les Etats
Généraux se réunit le 8 mars 1789 au
devant de la
petite porte de l'église et à l'issue de la grand
messe
paroissiale ; elle se composait de Michel Huteau, syndic mnnicipal,
Nicolas Tassin et Germain Périgault, membres de
l'assemblée municipale de la dite paroisse, Joseph Roisnard,
greffier de la municipalité, 14 métayers, de 8
fermiers,
et pour le reste de filassiers, de couvreurs, de maréchaux,
de
journaliers. Le cahier de doléances est publié
(v. Le
Moy, t. Il, p.513).
Biens nationaux. La grange à dîmes,
appartenant à
la cure, est vendue le 21 mars 1792 à Jean Soreau (I Q 407).
La maison de la Bodinerie, dépendant du ci-devant
legs des
pauvres, est vendue le 15 mess. an IV (I Q 519). La cure le 17 messidor
an IV à Nicolas Tassin, cultivateur (id.). Le grand
cimetière, 4 thermidor an IV, à Toussaint
Jouanneau,
cultiv. (I Q 521).
Chouannerie. Le 28 juillet 1799, les royalistes envahissent
le bourg et
coupent l'arbre de la Liberté ; ils prennent une vache chez
la
citoyenne Tassin, aux Faux (Moreau : Notables du Segréen
pendant
la Rév., p. 389).
L'archéologie
Dolmen de la Coltrie, beau monument à deux compartiments et
portique écroulé.
Deux
haches en pierre polie ont été
trouvées à
la Coltrie, une à la Chaussée et
cinq en divers points de
la Commune ; près du château de la
Chaussée a
été en outre
mis au
jour un polissoir (Dr Gruet).
La chapelle
La chapelle de l'ancien château de la Coltrie, style XVeme
s.,
conserve d'anciens vitraux provenant de l'église de
St-Mathurin.
La mairie
œuvre de l'arch. Dellêtre - qui se dresse au centre
du
bourg, comprenait à l'origine : une classe au
rez-de-chaussée et une salle de mairie au 1er
étage avec
logement de fonction pour l'instituteur (adjudication des travaux le 9
août 1844).
En 1987, "cette vieille bâtisse centenaire,
imposante mais
inadaptée et partiellement occupée", a fait
l'objet d'un
réaménagement et d'une restauration
complète pour
répondre aux besoins d'une Commune dont la population a
presque
quintuplé en vingt ans (coût de
l'opération 1
million de francs)
Marin de Boylesve père, 2 janvier 1808, mort en
1810.
Marin de Boylesve fils, 7 septembre 1810,
démissionnaire le 16 septembre 1811.
Toussaint Jouanneau, 20 janvier 1812.
François Rivron, 25 mai 1821.
René Saulnier, 17 avril 1827,
démissionnaire en 1851.
François Rivron, 6 avril 1851-1881.
André Tessié de la Motte, 1881, mort
en
1883.
Eugène Chevalier, 18 mai 1884 – 1908.
André Tessié de la Motte, 17 mai
1908,
démissionnaire en 1922.
Vîctor Giron, 24 septembre 1922 – 1943.
Pierre Houdebine, 1943 – 1947.
Alfred Rétif, 1947 – 1957.
Raymond Grasset, 1957 – 1983.
Lucette Couette, 1983 – 1995.
Gérard Heurtel, 1995 – 2001.
Pierre Vernot, 2001 -
Les cimetières
L'église, comme dans presque toutes les paroisses rurales
était entourée avant la Révolution du
petit
cimetière, distant de 500 m du grand cimetière,
que
bordaient, sur le chemin d'Angers, des fossés profonds et
des
haies vives, et qui fut vendu à la Révolution.
En 1812, un morceau de terre appartenant au Sieur Toussaint
Jouanneau,
maire de la Commune, fut acquis par la municipalité, dans le
but
d'y installer le nouveau cimetière
Le monument aux morts
Il a été érigé dans le
cimetière
communal (délibération du C.M. en date du 6
juillet
1919). Une pyramide en pierre de Lavoux avec un piédestal
sur
lequel on peut lire les noms de 17 morts de la guerre 1914-1918 et des
6 morts de la guerre 1939-1945 ; ce monument a
été fourni
par la maison Veuve Rouillard d'Angers
L'église
Dédiée à St Lambert,
évêque de
Maéstricht. Quoique modernisée au
XIXème s.,
elle
présente encore d'anciennes ouvertures romanes visibles dans
son
mur nord,
vers le jardin du presbytère.
Intérieurement se
remarquent deux statues de St Maurice
et de St Maurille et deux autels
latéraux construits en 1717 par l'architecte Poisson
et le
sculpteur Dubois.
Le chœur, voûté en
croisée d'ogives meneaux
saillants, sans clé, est éclairé
par
un
médiocre vitrail moderne. Une travée, en avant de
la nef,
porte,
accolé de quatre énormes contreforts, le
clocher
reconstruit en 1828 par l'architecte François (33 J 12).
Une cloche, prénommée Antoine, a
été
baptisée le 4 mai 1986 par Mgr Orchampt ; elle
pèse 465kg.
Le presbytère
En 1745, une expertise de la cure énumère
cuisine,
vestibule et salon, degré tournant à marches
ardoisines,
deux chambres hautes ; au haut du degré (sans doute en
tourelle)
se trouvait un pigeonnier dans la cour cellier, toit à
porcs,
poulailler, boulangerie, écurie, étable.
L'année
suivante ce bâtiment fut modernisé de fond en
comble par
le curé. Vendu pendant la Révolution,
racheté
à l'acquéreur par la famille de Boylesve et
donné
à la fabrique en 1836, placé sous
séquestre en
1889 et remis au bureau de bienfaisance, il devient en 1916
propriété du comte de l'Estoille qui le remet en
1935
à l'Association Diocésaine.
Jean Legros, Grossi, chanoine de St-Pierre et de
St-Maurille
d'Angers, 1419, qui lègue à la cure par testament
du 16
déc. 1446 les terres de la Rouillière et de la
Bellangerie.
Jean Servant, 1448.
Georges Rouaud, qui résigne en 1496 en
échange d'une chapellenie et d'une pension.
Laurent Ernault, âgé seulement de 18
ans, 1496
Guillaume de Chantepie, 1541, qui permute pour la cure de
Beaumont.
Jean de Seillons, déc. 1541, qui permute pour la
chapelle de Souvigué en Marigné.
René de Seillons, janv. 1554 n.s., mort en 1555.
Jean Cacheau, nov. 1555.
Phil. Lancelot, in sacra pagina licentiatus, mai 1557.
François Fournier, 1561 , qui
résigne.
Geoffroy Landais, 1561.
Jean Mesnier, 1576.
Adrien de la Groye, 1578, qui résigne.
Christ. Oger, 1588, qui résigne.
Pierre Thoisnault, oct. 1590.
René Rabineau, "docteur régent en la
Faculté
de Paris", prend possession au nom du précédent
le 4 nov.
1590 et signe curé en son propre nom à partir de
1591 ;
il résigne dans les premiers jours d'avril 1613. En avril
1596
il avait fait refaire les vitraux en partie rompus "principalement la
Passion du grand autel et la Transfiguration, dont à lad.
Passion y failloyt l'image de N.-D. et de St Jean avec le pied de la
Croix." La même année fut restaurée la
croix sur le
clocher avec un coq "pour servir de guide".
Gilles Rabineau, qui chante sa première messe,
comme
curé, le 7 avril, jour de Pâques 1613 et
résigne en
mai 1622.
Marc Rabineau, mai 1622.
Pierre Bessonneau, janvier 1625 - octobre 1663.
Symph. Renard, janvier 1664, et meurt le 7 mars 1678.
Vincent Renard, juillet 1678, et meurt le 8 novembre 1693,
âgé de 49 ans.
Georges Coustard, novembre 1693, qui résigne
dans
les
derniers jours de 1739 et est inhumé le 18 juillet 1742,
âgé de 76 ans. Il avait fait en 1730 carreler et
lambrisser l'église, en 1732 remplacer la chaire, en 1737
reconstruire la grande porte.
André Ganné, ancien vicaire,
originaire
de Sourdeval,
diocèse d'Avranches, 1er janv. 1740, qui en 1746 transforme
et
modernise la cure. Il résigne en 1761 et meurt le 12 avril
1779,
âgé de 81 ans.
J. Ganné, ancien vicaire, 1er janvier 1762, et
meurt le 14 décembre 1790, âgé de 55
ans.
Le clergé pendant la
révolution
Le curé Louis Ganne décède le 11
décembre
1790. Le desservant Jean-François Millet refuse de
prêter
serment, est exilé et, de retour au Concordat, est
nommé
desservant de St-Laurent-des-Autels où il
décède
le 10 septembre 1804.
Le culte constitutionnel est
célébré par
Auguste-Pierre Retureau, vicaire élu à La
Meignanne le 13
mars 1791 qui signe comme officier public à partir de 1792
et
abdique toute fonction ecclésiastique le 8 frimaire an II.
Il
fut, par la suite, confiseur à Angers.
Le culte clandestin est assuré en 1795 et 1796 par
Jean
Baudouin, vicaire d'Avrillé, puis à partir du 4
décembre 1796 par François-René
Lardeux vicaire
d'Armaillé. Il est maintenu dans ses fonctions au Concordat
et
décède à Pouancé le 15
septembre 1828
de 1972 à 1977 la paroisse fut
rattachée a La Meignanne.
Paul Saunier, 1977-1985
Georges Bénard, 1985
Joseph Rahard
Gilles Crand,
Les registres paroissiaux
Ils remontent à 1575. Ils sont conservés aux
Archives
Départementales du Maine et Loire. On y lit, entre autres,
qu'en
septembre 1594 la paroisse se rendit en procession et "en ordre de
prières" à N.-D. des Ardilliers de Saumur,
distante de
treize lieues, avec celles du Loroux, de
St-Clément-de-la-Place,
St-Jean-des-Marais, La Meignanne, La Membrolle, Le
Plessis-Macé,
Bécon, St-Augustin-des-Bois, Villemoisan,
Champtocé et
St-Germain-des-Prés.
Le milieu naturel
Le terrain silurien inférieur occupe toute
l'étendue de
la Commune. (Millet, Indicateur de Maîne-et-Loire, t. 1, p.
338.)
Superficie totale : 1381 ha.
La commune reste abondamment boisée : bois et
étang
occupent encore 200ha, 714ha sont encore exploité par
l’agriculture en 2000. Une grande partie, classée
en ZNIEF
de catégorie 2, se situe dans la zone des affleurements
granitiques, avec un maillage bocager important.
En dépendent, les hameaux et les lieux-dits dont
les noms
suivent : l'Angevine, l'Archerie, la Bazinnière, le
Beaumortier,
la Bellangerie, Bois-des-Chatteries, le Bois-du-Vieux, les Bouillons,
les Buissons, la Buronnière, la Chaussée, le
Chêne-Vert, la Clairière, la Cotinière,
le
Défait, le Defay, les Ecots, les Eglantiers, la Farauderie,
les
Faux, la Fêssardière, Flutourne, la Gilietterie,
le
Grand-Mainguet, la
Grande-Pièce,
la Grande-Rangée, les Landes, la Landière, le
Landreau,
les Lilas, Luigné, la Mainguettière, la
Marionnière, le Morisson, la Morozière, les
Noisetiers,
l'Orangerie, la Pâquerette, la Perrière, le
Pertuis, le
Petit-Mainguet, la Petite-Rocée, Pont-Perrin, le
Pré-de-la-Chaussée, la Renardière,
Rocbrune, la
Thuaudière, les Trois-Chênes, le Vallon, etc.
Les
châteaux de la Chaussée
et de la Coltrie (XIXe S.).
Ce dernier a
été détruit en 1978.
La commune
adhère aux syndicats suivants : au syndicat
intercommunal d'assainissement agricole du Brionneau et de la Mayenne,
et à la Communauté d’Angers
Agglomération
Pendant de nombreuses années les variations de
population restent faibles.
On dénombre :
En 1688, 67 feux ; en 1700, 66 feux ; en 1709, 67 feux ; en
1713, 88
feux ; en 1715, 70 feux ; en 1720, 66 feux ; en 1725, 62 feux ;en 1732,
60 feux ; en 1744, 67 feux ; en 1789, 93 feux (soit 406 habitants).
En 1801, 237 hab. ; en 1806, 427 hab. ; en 1820, 442 hab. ;
en 1831,
414 hab. ; en 1841, 429 hab. ; en 1851, 484 hab. ; en 1861, 505 hab. ;
en 1872, 493 hab. ; en 1876, 495 hab. (dont 250 hab. (75 maisons, 83
ménages) au bourg.) ; en 1881 , 464 hab. ; en 1891, 469 hab.
;
en 1901, 415 hab. ; en 1911, 424 hab. ; en 1921, 376 hab. ; en 1931,
383 hab. ; en 1936, 366 hab. ; en 1946, 420 hab. ; en 1954, 428 hab. ;
en 1962, 440 hab. ; en 1968, 507 hab. ; en 1975, 852 hab. ; en 1982,
1688 hab. ; en 1985, 2151 hab. ; en 1990, 2154 hab. (dont 1417 hab.
dans l'agglomération (396 maisons) ; en 1999, 2209 habitants
;
en 2007, 2378 hab..
A partir de 1876, on enregistre une baisse
démographique,
à l'image de nombreuses communes du département,
accentuée après la Grande guerre. Depuis 1977, on
constate un accroissement spectaculaire de la population - notamment un
doublement entre 1975 et 1982 -venant d'Angers pour l'immense
majorité, en raison de la proximité de cette
dernière agglomération.
Dans le but d'accueillir une population sans cesse
croissante, la
commune s'est dotée, depuis 1969, de plusieurs lotissements
"Les
Ecots",1970, 111 lots ; "Le Temple", 1975, 2 lots ;
"L'Aubépine", 1977, 18 lots ; "Les Genêts", 1978,
17 lots
; "Le Pré-Madame", 1978, 70 lots; "L'Aubriaie", 1978, 20
lots ;
"L'Angevine", 1980, 9 lots ; "La Perraudière", 1982, 5 lots
;
"Le Grand Chêne I", 1983, 19 lots ; "Le Grand Chêne
2",
1983, 10 lots ; La "Perraudière" 1983, 47 lots ; "La
Renardière", 1991, 20 lots ; "Les Vignes" 1995, 27 lots, "Le
Verger" 1997, 28 lots ; "L’Orée du Bois" 2001, 82
lots.
L'enseignement
On trouve, dès la fin du XVème s. la mention
d'écoles primaires, scolae grammaticales, tenues par un
clerc,
à la nomination du Chapitre St-Maurille, fondées
en 1498.
Un legs des Pauvres nous est en outre connu par la vente au
profit de
la Nation qui est faite en l'an IV de la maison de la Bodinerie,
dépendant de ce legs.
En 1821, la Commune était dépourvue
d'école
primaire, "les habitants n'ayant pas les moyens de payer pour faire
instruire leurs enfants". La construction de l'école
publique de
garçons, dans le même bâtiment que la
mairie, date
de 1844. Les travaux de construction dirigés par
l'architecte
Dellêtre furent reçus le î8 sept. 1847.
En 1893,
l'architecte A. Dubos fut chargé du projet d'agrandissement
et
d'amélioration de l'école des garçons
:
construction d'une classe et d'un préau.
En 1905, l'école spéciale de
garçons est devenue mixte.
C'est en octobre 1962 que fut ouvert le 1er groupe scolaire
en dur avec
3 classes dont une à usage de cantine jusqu'en 1974.En 2001
un
nouveau restaurant scolaire est ouvert. Et l’école
élémentaire Félix Pauger est
réaménagée.
A la rentré 2001, les écoles publiques
reçoivent
303 élèves répartis dans 9 classes (3
classes
maternelles et 6 classes primaires), l’école
privée
accueille 89 élèves (4 classes).
Du temps de Célestin Port (fin du
XIXème siècle),
l'école des filles privée était tenue
par les
Ursulines.
Professions représentées dans
l'annuaire de 1888 :
marchand de bois (1), buraliste (1), cabaretiers (3), charron (1),
épiciers (3), marchand de farine et son (1),
maçons (2),
maréchaux-ferrants (3), menuisiers (2), rouenneries (2),
entrepreneur de routes (1), fermiers (4), etc.
Aujourd’hui
En 1999,parmi les 1104 personnes actives que la commune compte, 893
soit 81% du total, travaillent à l'extérieur,
principalement dans l'agglomération angevine.
Agriculture:
En 2000,on recensait 5 exploitations professionnelles agricoles ayant
leur siège sur la commune.
Les principales productions, en superficie, sont :
céréales (75 ha), prairies naturelles (479 ha),
mais
fourrager (47 ha).
Le cheptel est composé principalement de bovins
(555), ovins
(134 brebis mères),
d’équidés (76) et de
volailles (10531).
Industrie et artisanat :
La Commune s'est dotée de deux zones artisanales : La
Haye-Madame, en 1983 et Les Furetteries, en 1991.
Les principaux employeurs :
SLTS et API (tôlerie industrielle et peinture) : 130 emplois.
APPI (tôlerie industrielle de précision)
:40 emplois.
Synchro Diffusion (distributeur de pièces
détachées et accessoires automobiles) : 20
emplois.
I.M.E. La Chaussée (Institut Médico
Educatif) : 70 emplois
La Bibliographie
Célestin Port « Le Dictionnaire des
communes de Maine-et-Loire »